Agent IA · Cabinets médicaux
Il prend, déplace et rappelle les rendez-vous, répond aux consignes validées par le cabinet et oriente vers le 15 au premier signe d'alerte. Les données de santé restent chez un hébergeur certifié HDS.
Les appels et messages répétitifs, déplacer un rendez-vous, connaître une consigne, sont traités tout de suite. Le secrétariat garde son temps pour les patients qui ont besoin d'une personne.
L'agent répond seulement à partir de documents validés par le cabinet. Tout ce qui touche au soin passe à un professionnel, et une urgence est orientée vers le 15 sans délai.
L'agent prend, déplace et annule les rendez-vous selon les règles du cabinet, et libère le secrétariat des appels répétitifs.
L'agent repère les signes d'urgence, oriente vers le 15 et prévient l'équipe. Il ne pose jamais de diagnostic.
L'agent répond à partir des consignes validées par le cabinet : ce qu'il faut apporter, être à jeun ou non, où se présenter.
L'agent envoie les rappels la veille, récupère les annulations et propose les créneaux libérés aux patients en attente.
Courriers, résultats, ordonnances à renouveler : l'agent classe les documents reçus, les rattache au bon dossier et signale ce qui attend la lecture du médecin. Le tri reste administratif, la décision médicale reste humaine.
WhatsApp et SMS
Répond aux patients et repère les signes d'alerte pour orienter vers le 15.
E-mail du cabinet
Trie les demandes et les documents reçus.
Site du cabinet
Répond aux consignes validées : préparation, documents, accès.
Doctolib et Maiia
Prend et déplace les rendez-vous selon les règles du cabinet.
Google Agenda
Gère les créneaux quand le cabinet n'utilise pas d'agenda médical.
Hébergement HDS
Conserve les données de santé chez un hébergeur certifié.
Les composants qui stockent des données de santé doivent être hébergés par un prestataire certifié HDS. L'architecture se décide composant par composant.
Agent IA et données de santé : HDSLes « 27 millions de rendez-vous non honorés » viennent d'une extrapolation publiée en janvier 2023 par l'Académie de médecine et l'Ordre. Doctolib et Maiia mesurent de 1,73 à 3,3 % sur leurs propres agendas.
D'où viennent les chiffres, sources à l'appuiDepuis le 2 août 2026, l'article 50 de l'IA Act impose d'informer le patient qu'il échange avec une IA dès le début de la conversation.
L'obligation de transparence des agents IALe guide complet : l'IA dans la santé
Guide santé
Ce que fait un agent IA au secrétariat d'un cabinet, ce que Doctolib, Maiia, Keldoc et Google Agenda le laissent faire, d'où viennent les chiffres sur les rendez-vous non honorés, et ce qui le sépare de l'IA clinique.
Le principe
L'agent tient l'agenda, envoie les rappels et répond depuis les fiches des médecins. Ce qui touche au soin passe à un soignant.
Un agent IA de cabinet médical prend et déplace les rendez-vous, envoie les rappels, répond depuis les fiches validées par les médecins et range les documents reçus. Il ne pose aucun diagnostic.
Deux contraintes décident du projet. L'agenda fixe ce que l'agent peut faire : au 3 novembre 2026, Doctolib ne publie pas la documentation de son API. Les données fixent où il tourne : pour la CNIL, un nom associé à un rendez-vous est déjà une donnée de santé, et le prestataire qui la stocke doit être certifié HDS.
Section 01
Un agent IA de cabinet médical est un logiciel qui traite le secrétariat. Il reçoit les demandes par téléphone, site, SMS, e-mail ou WhatsApp, écrit dans l'agenda, envoie les rappels, répond depuis les fiches validées par les praticiens et range les documents reçus. Il ne pose aucun diagnostic et ne donne aucun avis médical.
Un chatbot répond à une question. L'agent agit dans les outils du cabinet : quand un patient annule, il libère le créneau dans l'agenda et le propose au premier patient de la liste d'attente.
De la demande au relais humain
Étape 1
Recevoir la demande
Appel, site, SMS, e-mail ou WhatsApp. Le premier message annonce que l'interlocuteur est une IA.
Étape 2
Contrôler les signes d'alerte
Le message est comparé à la liste validée par les médecins. Au moindre doute, l'agent dit d'appeler le 15 et alerte le secrétariat.
Étape 3
Agir dans les outils
Rendez-vous dans l'agenda, rappel, fiche de consignes, classement du document reçu.
Étape 4
Passer la main
Une question de soin, une exception ou une demande ambiguë part à l'équipe du cabinet.
Section 02
Planifier des rendez-vous reste hors du règlement sur les dispositifs médicaux. Classer des patients selon leurs symptômes peut y faire entrer l'agent.
Selon le guide MDCG 2019-11 rev.1 de la Commission européenne (juin 2025), un logiciel qui planifie des rendez-vous n'est pas en lui-même un dispositif médical. Un agent qui classerait les patients selon leurs symptômes pourrait le devenir. Dans tous les cas, l'IA Act impose d'annoncer l'IA, et un prestataire qui stocke les données des patients doit être certifié HDS.
Le règlement (UE) 2017/745 vise les logiciels que leur fabricant destine à une finalité médicale : diagnostic, prévention, surveillance, traitement. Le guide MDCG 2019-11 rev.1 en exclut, en eux-mêmes, les systèmes qui planifient les rendez-vous, au même titre que les logiciels de messagerie ou d'e-mail.
Le même guide qualifie de dispositif médical un module de laboratoire qui réordonne la file selon les données du patient. Par analogie, un agent qui classe les patients selon leurs symptômes ferait le même travail. La règle 11 le placerait au moins en classe IIa, avec marquage CE et organisme notifié.
Selon notre lecture, quatre choix de conception gardent l'agent hors de ce champ : une liste fermée de signes d'alerte validée par les médecins, une seule sortie possible (le renvoi vers le 15 et vers un humain), aucun score ni niveau de priorité, aucun réordonnancement de l'agenda selon l'état de santé. Aucune position officielle ne tranche ce cas précis. N'achetez jamais un outil vendu comme « tri des patients » pour un usage de secrétariat.
L'IA Act, le règlement (UE) 2024/1689, s'applique depuis le 2 août 2026 (article 113). Son article 50 impose d'informer le patient qu'il échange avec une IA, clairement et au plus tard lors de la première interaction. Un logiciel qualifié de dispositif médical entre en plus dans les obligations des systèmes à haut risque, dont le calendrier figure dans notre guide sur l'IA Act en entreprise.
Pour la CNIL, les informations collectées quand une personne s'inscrit pour recevoir des soins sont déjà des données de santé. Un nom associé à un rendez-vous chez un praticien en fait partie.
Le référentiel de la CNIL pour les cabinets médicaux exige un prestataire agréé ou certifié au titre de l'article L.1111-8 du Code de la santé publique dès qu'on lui confie le stockage de ces données. Il cite en exemple le prestataire de permanence téléphonique, la place exacte d'un agent qui répond au téléphone. Notre guide HDS et agents IA détaille le choix composant par composant.
RGPD, HDS, secret médical
Un soignant pour le soin
Médecin, pharmacien ou biologiste traite toute question qui touche au soin.
La fiche citée
Chaque réponse cite la fiche validée dont elle vient.
Le journal des échanges
Accès, réponses et transmissions sont journalisés.
Un hébergeur certifié HDS
Pour chaque composant qui stocke des données de patients.
Le secret médical
Aucun entraînement sur les données des patients, contrat de sous-traitance conforme à l'article 28 du RGPD.
Section 03
Lumyniq construit l'agent du secrétariat : rendez-vous, rappels et liste d'attente, consignes tirées des fiches validées, renvoi au 15, tri administratif des documents. La liste des cas d'usage en haut de page montre chacun en démonstration. Les logiciels d'IA clinique font un autre travail, sous un autre cadre juridique.
Le tri des documents reste administratif. L'agent range le courrier, le résultat ou l'ordonnance reçus dans le bon dossier et les signale au médecin. Il n'en interprète aucun.
L'IA clinique travaille sur le soin lui-même. Elle résume le dossier d'un patient pour le clinicien, repère sur une radio ou une IRM les zones que le radiologue interprète, présente des hypothèses que le médecin confirme ou écarte, surveille la tension ou la glycémie et alerte hors des seuils fixés par le médecin.
Ces logiciels relèvent du règlement sur les dispositifs médicaux, portent un marquage CE et servent aux cliniciens. Ils viennent d'autres fabricants. Un agent de secrétariat ne fait rien de tout cela.
Section 04
Aucun chiffre national mesuré n'existe. Les 27 millions de rendez-vous non honorés par an viennent d'un communiqué de l'Académie nationale de médecine et de l'Ordre des médecins du 27 janvier 2023, obtenus « par extrapolation ». Doctolib mesure 3,3 % sur ses agendas (communiqué du 3 juillet 2024), Cegedim Santé 1,73 % sur Maiia au premier semestre 2025 (communiqué du 4 septembre 2025).
Le communiqué de 2023 écrit que « plusieurs enquêtes suggèrent » que 6 à 10 % des patients ne se présentent pas chaque semaine, soit près de 2 heures de consultation perdues par semaine et par médecin. Il en tire « par extrapolation » près de 27 millions de rendez-vous non honorés par an, dont près des deux tiers seraient un premier rendez-vous. Il ne cite aucune enquête, aucun échantillon, aucune période, aucune méthode.
Le 17 avril 2025, l'exposé des motifs de la proposition de loi n° 1296 du député Corentin Le Fur reprend la même phrase : 6 à 10 % par semaine, « selon l'ordre des médecins et l'Académie de médecine », et 27 millions de consultations par an. Le chiffre extrapolé en 2023 revient deux ans plus tard dans une proposition de loi, sans nouvelle source.
| Source | Chiffre publié | Méthode déclarée | Date |
|---|---|---|---|
| Académie nationale de médecine et CNOM | 6 à 10 % des patients par semaine ; près de 27 millions par an | « Plusieurs enquêtes » non nommées, puis extrapolation | 27 janvier 2023 |
| Proposition de loi n° 1296 | 6 à 10 % ; 27 millions par an | Reprise du communiqué de 2023 | 17 avril 2025 |
| Doctolib, toutes spécialités | 3,3 % (4,1 % en février 2023) | Agendas des utilisateurs, 3 derniers mois, « pas venu, pas prévenu » | 3 juillet 2024 |
| Doctolib, généralistes et pédiatres | 2,6 % | Idem | 3 juillet 2024 |
| Doctolib, chirurgiens-dentistes | 4,7 % | Idem | 3 juillet 2024 |
| Doctolib, centres de santé | 6,1 % (2,8 % pour les libéraux étudiés) | Idem | 3 juillet 2024 |
| Doctolib, nouveaux patients | 5,4 % | Idem | 3 juillet 2024 |
| Maiia Agenda (Cegedim Santé) | 1,73 % au 1er semestre 2025 ; 1,98 % sur 2024 | Mesure sur Maiia Agenda | 4 septembre 2025 |
| Maiia Agenda (Cegedim Santé) | 1,83 % sur l’année 2025 | Étude interne, toutes professions | 8 juin 2026 |
Doctolib et Cegedim mesurent leurs propres utilisateurs, sur des agendas qui envoient déjà des rappels, et ils vendent ces fonctions. Doctolib compte au sens strict les patients qui ne sont pas venus sans avoir prévenu, et compte à part les annulations tardives. Ces taux ne valent que pour les utilisateurs de chaque plateforme. Ce sont aussi les seuls chiffres publiés dont la méthode est énoncée.
Les deux sources s'accordent sur un point : les nouveaux patients manquent davantage. Le communiqué de 2023 attribue près des deux tiers des absences à un premier rendez-vous. Doctolib mesure 5,4 % chez les nouveaux patients contre 3,3 % en moyenne, et 6,1 % dans les centres de santé (communiqué du 3 juillet 2024).
Avant d'acheter quoi que ce soit, sortez de votre agenda le taux d'absences des trois derniers mois, nouveaux patients et patients connus à part. Avec un taux bas, l'agent servira surtout à décharger le téléphone. Avec un taux élevé et beaucoup de premiers rendez-vous, les rappels et la liste d'attente ont de quoi travailler.
Section 05
Aucune pénalité pour rendez-vous non honoré n'est en vigueur au 3 novembre 2026. L'article 52 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 en créait une, avec une possible préautorisation bancaire. Le Conseil constitutionnel l'a censuré le 28 février 2025, faute d'en avoir fixé la nature, le montant et les conditions.
Selon la décision n° 2025-875 DC, l'article 52 permettait de réclamer une pénalité au patient absent ou qui annulait trop tard, et de subordonner la prise de rendez-vous à une préautorisation bancaire. Il renvoyait à un décret le montant et le délai d'annulation raisonnable.
Le Conseil reconnaît un objectif d'intérêt général : dissuader les absences pour que les soignants prennent en charge les patients en temps utile. Il juge pourtant que le législateur n'a défini ni la nature de la pénalité ni les limites de son montant et de sa mise en œuvre. L'exigence de protection de la santé, posée au onzième alinéa du Préambule de 1946, restait sans garanties. Le Conseil précise qu'un dispositif mieux encadré reste possible.
La proposition de loi n° 1296, enregistrée à l'Assemblée nationale le 17 avril 2025, prévoit une pénalité de 5 euros, une annulation possible jusqu'à 24 heures avant, une exonération pour motif impérieux laissée à l'appréciation du soignant, et la liberté pour chaque professionnel de l'appliquer ou non. Elle a été renvoyée en commission. Nous n'avons trouvé aucune trace de son adoption au 3 novembre 2026.
Sans texte en vigueur, nous déconseillons de faire demander une empreinte bancaire ou annoncer une pénalité par l'agent. Il rappelle la règle d'annulation du cabinet et le délai fixé dans l'agenda.
Deux réglages des plateformes visent le même but avec moins de risque. Maiia permet de réserver la prise de rendez-vous en ligne à la patientèle connue. Doctolib permet de bloquer la réservation en ligne d'un patient après plusieurs rendez-vous non honorés.
Section 06
Un agent ne peut écrire dans un agenda que si l'éditeur lui ouvre un accès. Au 3 novembre 2026, Google Agenda publie une API documentée. Doctolib garde la documentation de son API derrière un identifiant. Maiia s'ouvre par un partenariat natif avec l'assistant vocal Vocca. Pour Keldoc, nous n'avons trouvé aucune documentation publique.
| Agenda | Accès pour un agent tiers | Ce que nous avons vérifié |
|---|---|---|
| Doctolib | Pas d’API publique trouvée. Doctolib vend son propre assistant téléphonique, qui réserve dans son agenda. | developers.doctolib.com répond par une erreur 401 « Doctolib API Documentation - Login required » (test du 3 novembre 2026) |
| Maiia (Cegedim Santé) | Pas d’API publique trouvée. Intégration native avec l’assistant vocal Vocca : prise, modification et annulation en temps réel, selon les règles de chaque praticien. | Communiqué Cegedim Santé du 8 juin 2026 |
| Keldoc | Aucune documentation d’API publique trouvée. Un SDK JavaScript communautaire existe, publié par un développeur indépendant. | Registre npm : dernière version en mars 2019 (consulté le 3 novembre 2026) |
| Google Agenda | API publique documentée : création d’événements (events.insert) et lecture des disponibilités, avec autorisation OAuth. | Documentation Google Developers |
Chez Doctolib, un agent tiers ne peut ni lire les créneaux ni réserver sans accord de l'éditeur. Deux options restent : l'assistant de Doctolib, ou un agent qui recueille la demande et la transmet à une secrétaire qui réserve. La seconde n'économise qu'une partie du temps.
Si un prestataire promet d'écrire dans Doctolib, demandez-lui par écrit la preuve d'un partenariat. Un outil qui imite le site peut cesser de fonctionner à la moindre mise à jour, et le cabinet en porte le risque.
Chez Maiia, le communiqué de Cegedim Santé du 8 juin 2026 décrit un assistant Vocca qui prend les rendez-vous dans Maiia Agenda « dans le respect strict des règles métier de chaque praticien », les modifie ou les annule, et ne transfère que les appels qui demandent un humain. Le même communiqué cite 65 à 85 % de demandes automatisées, d'après une étude interne de Vocca dont la méthode n'est pas publiée.
Google Agenda est le cas le plus simple pour un agent construit sur mesure : l'API permet de lire les disponibilités et de créer, modifier ou supprimer un événement. Le risque porte sur les données. Un titre d'événement qui contient le nom du patient et son motif est une donnée de santé : gardez des titres neutres et vérifiez l'hébergement.
Écrivez les règles de chaque praticien avant le lancement : durée par motif, plages réservées aux patients connus, créneaux du jour gardés pour les demandes urgentes du médecin, délai minimal avant un rendez-vous, plages du Service d'accès aux soins (SAS). Cegedim indique que Maiia permet de dédier des plages aux prises en charge orientées par les régulateurs du SAS. L'agent n'y place jamais un patient.
Le motif est le champ le plus sensible. « Renouvellement » ou « suivi » suffit à fixer la durée du créneau. Un motif libre, où le patient raconte son état, fait entrer dans l'agent des informations médicales dont il n'a pas l'usage. Le référentiel de la CNIL pour les cabinets médicaux rappelle de ne collecter que les données nécessaires : donnez à l'agent une liste fermée de motifs, rédigée par les praticiens.
Appel, formulaire du site, SMS, e-mail ou WhatsApp. Le premier message de l'agent indique qu'il est une IA.
Le message est comparé à la liste validée par les médecins. Au moindre doute : consigne d'appeler le 15, alerte au secrétariat, fin du parcours automatique.
Nom, date de naissance, téléphone, praticien, motif choisi dans la liste fermée du cabinet. Pour déplacer ou annuler, la date de naissance et le numéro doivent correspondre au rendez-vous existant.
L'agent lit les disponibilités selon les règles du praticien : durée par motif, plages réservées, créneaux SAS exclus.
Création, déplacement ou annulation dans l’agenda, puis confirmation par SMS ou e-mail avec la fiche de consignes validée correspondant au motif.
Demande ambiguë, motif hors liste, patient mécontent, renouvellement d’ordonnance : la demande arrive au secrétariat avec un résumé, sans que le patient doive tout répéter.
L'annulation est l'opération la plus risquée : un homonyme ou un proche qui annule le rendez-vous d'un autre libère un créneau à tort. Exigez au moins deux éléments concordants (date de naissance et numéro de téléphone du dossier) et une confirmation explicite avant toute suppression.
Section 07
Maiia et Doctolib envoient déjà les rappels. Maiia envoie un e-mail et un SMS 24 heures avant, 48 heures si le rendez-vous a été pris plus de 9 jours à l'avance, puis une notification 2 heures avant (Cegedim Santé, 4 septembre 2025). L'agent lit les réponses et réattribue les créneaux libérés.
Doctolib rappelle à J-7, entre 24 et 48 heures, puis 2 heures avant (communiqué du 3 juillet 2024). Il attribue la baisse de ses taux entre février 2023 et juin 2024 aux fonctions lancées en 2023, sans chiffrer la part des rappels. Il indique envoyer jusqu'à 5 rappels par rendez-vous et 119 millions de rappels par mois (communiqué du 3 juillet 2024). Cegedim décrit une baisse continue sur deux ans, qu'il attribue à ses confirmations, rappels, délais d'annulation réglables et notifications.
Aucune de ces mesures n'isole l'effet d'un agent IA, et nous ne connaissons aucune étude indépendante qui le fasse.
Pour la liste d'attente, le chiffre utile est le taux de remplacement. Selon le communiqué de Doctolib du 3 juillet 2024, la part des rendez-vous annulés ou déplacés moins de 48 heures avant qui retrouvent preneur atteint 54 % toutes spécialités en juin 2024 : 72 % chez les généralistes et pédiatres, 49 % chez les chirurgiens-dentistes, 40 % chez les kinésithérapeutes et 27 % chez les psychologues. Là où ce taux est bas, chaque créneau rattrapé par la liste d'attente compte davantage.
Le téléphone d'un patient peut être lu par d'autres. Un rappel tient en une ligne : jour, heure, adresse, et la façon d'annuler. Exemple : « Rappel : rendez-vous demain mercredi à 9 h au cabinet, 12 rue des Lilas. Répondez ANNULER pour libérer le créneau. » Au nom du secret médical, nous recommandons de n'y mettre ni motif, ni spécialité qui révèle une pathologie.
Sur Maiia, le patient peut annuler ou déplacer jusqu'à 4 heures avant par défaut, et le praticien peut régler ce délai entre 30 minutes et 20 heures (Cegedim Santé, 4 septembre 2025). L'agent applique le délai de l'agenda et renvoie au secrétariat les demandes tardives.
L'agent lit les rendez-vous du lendemain et la fiche de consignes associée à chaque motif.
SMS ou e-mail court, sans motif médical, avec la consigne pratique validée (documents, horaire, accès) et la réponse ANNULER.
ANNULER libère le créneau dans l'agenda et confirme au patient. Une question ou une réponse ambiguë part au secrétariat.
Le créneau est proposé aux patients inscrits sur la liste pour le même praticien et un motif de même durée, dans l’ordre d’inscription. Le premier qui confirme l’obtient ; les autres sont prévenus que le créneau est pris.
Annulations, créneaux réattribués, rappels sans réponse. Le secrétariat appelle les patients qui ne lisent pas les SMS et décide des priorités médicales.
Maiia propose déjà aux patients une notification en cas de désistement, et Doctolib cite sa liste d'attente parmi ses fonctions. L'agent ajoute l'envoi immédiat et le suivi des réponses. Gardez un ordre simple : date d'inscription, même praticien, même durée de motif. Faire passer un patient avant un autre pour raison médicale revient au médecin.
Pour mesurer l'effet, notez le taux d'absences et le nombre de créneaux réattribués sur les trois mois qui précèdent la mise en route et les trois mois qui la suivent, à saisonnalité comparable.
Section 08
L'agent fait d'abord gagner du temps au téléphone : déplacer un rendez-vous, confirmer une heure, rappeler de venir à jeun pour un prélèvement. Sur les absences, la marge est étroite. Doctolib mesure 3,3 % de « pas venu, pas prévenu » (communiqué du 3 juillet 2024), Cegedim Santé 1,73 % sur Maiia (communiqué du 4 septembre 2025).
Le deuxième gain porte sur les annulations tardives. Une annulation lue dans la réponse au rappel part aussitôt vers la liste d'attente, et le créneau retrouve un patient. Nous ne publions pas de taux d'automatisation. Celui que cite Cegedim Santé le 8 juin 2026, 65 à 85 %, vient d'une étude interne de Vocca sans méthode publiée.
Section 09
Le premier risque d'un agent de secrétariat est la réponse inventée : un modèle de langage produit une réponse plausible sur presque tout, y compris sur un traitement. Écrivez dans ses consignes qu'il refuse de répondre hors des fiches validées. Testez ce refus avant la mise en route, avec des questions pièges écrites par les praticiens.
Une équipe confiante finit par ne plus relire ce que l'agent transmet. Gardez le journal des échanges et fixez une relecture régulière.
Personnes âgées ou malentendantes, patients qui ne lisent pas le français ou n'ont pas de téléphone mobile : gardez une ligne humaine identifiée, annoncée dès le premier message de l'agent.
Les absences renvoient aussi à la précarité, à la surcharge mentale et à la complexité de l'accès aux soins, reconnaît Cegedim Santé dans son communiqué du 4 septembre 2025. Un SMS ne remplace pas l'appel d'une secrétaire qui connaît le patient.
Section 10
La répartition est la même pour chaque tâche. L'agent applique les règles écrites par le cabinet, le secrétariat traite les exceptions, le médecin décide de tout ce qui touche au soin. Le tableau applique cette répartition aux tâches décrites dans les sections 06 et 07.
| Tâche | Agent IA | Humain |
|---|---|---|
| Prendre, déplacer, annuler un rendez-vous standard | Oui, selon les règles du praticien | Exceptions et patients avec contraintes particulières |
| Rappel la veille et lecture des réponses | Oui | Réponses ambiguës, patients sans SMS |
| Proposer un créneau libéré à la liste d’attente | Oui, dans l’ordre d’inscription | Priorités médicales décidées par le médecin |
| Consignes avant la visite | Oui, depuis les fiches validées | Toute question sur un traitement ou un symptôme |
| Signe d’alerte | Renvoi vers le 15 et alerte à l’équipe | Rappel du patient, décision médicale |
| Renouvellement d’ordonnance | Transmet la demande | Décision du médecin |
| Tri des patients selon leurs symptômes | Jamais | Médecin ou régulation du 15 |
Les médecins du cabinet rédigent et signent la liste des signes d'alerte. Ils la gardent courte et la testent avec des messages qu'ils écrivent eux-mêmes.
Ils rédigent aussi une fiche par motif ou par question récurrente, avec un responsable et une date de relecture. Ils expliquent au patient comment l'IA est utilisée, ce qu'elle conserve et comment joindre un humain. Le RGPD, l'hébergement HDS et le secret médical se règlent avec le DPO.
Section 11
Quand un message contient un élément de la liste d'alerte signée par les médecins du cabinet, l'agent arrête le parcours automatique, envoie une consigne fixe d'appeler le 15 ou le 112, et prévient l'équipe. Il ne pose aucune question sur les symptômes et ne donne aucun avis. Un humain rappelle le patient.
La liste appartient au cabinet. Les médecins l'écrivent avec les mots que les patients emploient au téléphone ou par SMS, formulations familières et fautes de frappe comprises, puis la signent et la datent. Lumyniq n'en rédige aucun élément. Chaque nouvelle version est testée avec des messages écrits par les médecins avant sa mise en service.
L'agent compare chaque message de la conversation à cette liste, du premier au dernier, avant toute autre action. Un message qui ressemble à un élément de la liste sans le reprendre mot pour mot déclenche le même renvoi : l'erreur acceptée est le renvoi de trop. L'agent ne calcule ni score ni niveau de gravité, et ne classe pas les patients entre eux.
Le message envoyé est fixe, validé par les médecins et identique pour tous. Exemple : « Votre message peut signaler une urgence. Appelez le 15 maintenant, ou le 112. Si vous êtes sourd ou malentendant, contactez le 114 par SMS ou sur son application. L'équipe du cabinet est prévenue. » Au téléphone, l'agent vocal lit ce message, répète le numéro et met fin au parcours automatique.
Selon Service-Public.fr (page vérifiée le 25 août 2026), le 15 joint le Samu pour un besoin médical urgent, le 112 est le numéro d'urgence européen qui oriente vers le bon service, et le 114 permet aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques de joindre les secours par application, internet ou SMS. Ces appels sont gratuits.
Au 15, l'appel est pris en charge par un assistant de régulation médicale, sous la responsabilité d'un médecin régulateur. La HAS définit la régulation comme un « acte médical pratiqué au téléphone » (synthèse des recommandations, mars 2011). Évaluer la gravité revient à ce médecin. L'agent n'appelle pas le 15 à la place du patient et ne transmet rien au Samu.
L'agent ne rassure pas, ne cite aucun médicament et ne propose pas un rendez-vous rapproché à la place du 15. Si le patient répond que ce n'est pas grave et demande un créneau, l'agent répète la consigne et passe la conversation au secrétariat. Il ne revient jamais seul sur un renvoi.
L'alerte part au même moment vers le secrétariat, sur le poste et sur le téléphone désignés par le cabinet, et vers le médecin présent ce jour-là selon le planning que le cabinet tient à jour. Elle donne l'heure, le canal, le numéro du patient et le message reçu. Un humain rappelle le patient et note ce rappel dans le journal.
Hors des heures d'ouverture, personne ne lit l'alerte tout de suite. La version du message envoyée à ces heures retire la phrase sur l'équipe et ne promet aucun rappel : elle dit d'appeler le 15 ou le 112.
Chaque déclenchement crée une entrée dans le journal des échanges : date et heure, canal, message reçu, élément de la liste reconnu et version de la liste, message envoyé, personnes prévenues, heure du rappel par un humain. Ce journal contient des données de santé et se stocke chez un hébergeur certifié HDS, comme le détaille notre guide sur n8n et l'hébergement des données de santé.
La CNIL recommande de conserver les traces de six mois à un an et d'y limiter les données personnelles (délibération n° 2021-122 du 14 octobre 2021). La durée de conservation des messages eux-mêmes se fixe dans l'analyse d'impact, avec le DPO. Pour un agent qui répond au téléphone, l'enregistrement et la transcription des appels suivent les règles de la CNIL résumées dans notre guide du standard téléphonique IA.
Les médecins relisent ces entrées à date fixe. Un renvoi de trop conduit à préciser la formulation d'un élément. Un signe d'alerte que l'agent n'a pas reconnu entre dans la liste, et les tests sont refaits.
Ces règles appliquent les quatre choix de conception de la section 02 : liste fermée, une seule sortie, aucun score, aucun réordonnancement de l'agenda. Le guide MDCG 2019-11 rev.1 qualifie de dispositif médical un module qui génère des alarmes à partir de la surveillance de paramètres physiologiques propres au patient. L'agent ne mesure rien et ne réagit qu'à un élément de la liste. Selon notre lecture, il reste hors du règlement (UE) 2017/745. Aucune position officielle ne tranche ce cas.
Les mots employés pour décrire l'agent comptent aussi. Le règlement définit la destination d'un logiciel à partir des informations du fabricant, notice et documents promotionnels compris, définition que reprend le guide MDCG 2019-11 rev.1. Un cahier des charges qui demande à l'agent d'évaluer la gravité ou de classer les demandes par urgence le rapproche du dispositif médical. Décrivez la fonction comme un renvoi vers le 15.
Section 12
Commencez par mesurer le taux d'absences des trois derniers mois dans votre agenda, nouveaux patients à part. Vérifiez ensuite que l'agenda accepte un agent : API documentée, partenariat de l'éditeur ou transmission au secrétariat. Faites signer la liste des signes d'alerte par les médecins avant d'écrire la première consigne.
Exigez un hébergeur certifié HDS et un journal des échanges, et annoncez l'IA dès le premier message. Formez le secrétariat et les médecins à ce que l'agent fait, transmet et refuse. Nos guides et comparatifs détaillent les critères de choix des outils : hébergement HDS, journalisation, conformité à l'IA Act.
Section 13
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Ce que les outils couvrent, et où s’arrête leur périmètre réglementaire.
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Obligations et échéances, y compris pour les usages à haut risque.
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